Gouvernance

La gouvernance de l’Alliance,  “être vivant collectif”, se développe de façon évolutive.

Le pouvoir ne découle pas d’une position statutaire mais de la valeur ajoutée apportée par chacun.

  • Comme indiqué dans la charte consécutive, une alliance se distingue clairement des structures associatives et syndicales auxquelles nous sommes habitués. Il y est dit: le pouvoir ne découle pas d’une position statutaire mais de la valeur ajoutée apportée par chacun.

Exemple : Dans l’Alliance, personne ne prend le pouvoir. Si certains s’impliquent fortement en montrant leur souci de vérifier à chaque pas l’intérêt ou l’accord des autres, ils ont “fabriqué du pouvoir” pour le plus grand bien du collectif. On peut observer l’écart avec une structure d’organisme à but non lucratif ordinaire qui distingue le corps politique – le CA, le bureau- qui doit agir de façon bénévole, et les “exécutants” qui souvent consacrent beaucoup plus de temps que les précédents à l’œuvre commune.

Etre membre de l’alliance

  • Une autre particularité des alliances, qui découle du point précédent, est qu’il n’y a pas de typologie membre/non membre, définissant un dedans et un dehors. Sont membres de l’alliance tous ceux qui signent la charte constitutive et s’engagent à respecter l’éthique et les dispositifs de travail

La cohérence d’ensemble est assurée par le trépied: objectifs partagés-éthique commune-dispositifs de travail.

  • Plutôt que de membres/non membres il faut de fait distinguer dans une alliance plusieurs cercles concentriques, depuis le cœur du réacteur, les personnes particulièrement actives et dont la valeur ajoutée est maximale, par leur engagement, leurs réseaux,  leurs initiatives, leur respect des dispositifs de travail, et la périphérie lointaine, celle de personnes qui ont signé la charte, qui figurent à ce titre comme alliés dans un annuaire commun, qui peuvent être sollicités à l’occasion, mais ne prennent pas d’initiative, ne contribuent pas intellectuellement, en cherchent pas à élargir les réseaux ,etc. Ils n’en sont pas moins précieux et tout cela est fluide: tel qui a été central à un stade de développement s’éloigne à un autre et tel qui était si on peut l’exprimer ainsi, des alliés passifs à un moment donné se mettent à s’engager à un autre moment.

Dispositifs de travail : Ils sont de deux types: les bases de données et le site web d’un côté; les initiatives de l’autre

  • Les bases de données sont la mémoire partagée de l’alliance. Classiquement on distingue:
    • les documents,
    • les comptes rendus de réunion,
    • l’annuaire, et au sein des documents les fiches d’expérience dont la charte constitutive dit toute l’importance.
    • Le site web est la partie émergée de  ces bases: fiches d’expériences et documents publics,

Ces bases de données doivent être gérées avec beaucoup de rigueur, avec le format convenu (notamment pour les fiches d’expériences) et des champs précis (les métadonnées) qui facilitent la recherche.

  • des “groupes d’initiative » : comment un allié sent le besoin d’une initiative et la présente aux autres, pour former un collectif temporaire au sein de l’alliance, bénéficiant du “label” de l’alliance c’est à dire de la crédibilité patiemment bâtie en commun. L’important est d’informer les autres de son existence et qu’un groupe de pilotage se constitue.

Dans ce projet de recherche le groupe d’initiative est constitué de Pierre Calame, Jacqueline Charron, Maryse Clary, Yves Reinkin et Solène Dengler comme coordonnatrice jeunesse..

Alliance et personne morale

Comme noté dans la Charte, une alliance n’a besoin de devenir une personne morale que dans la mesure où elle ne trouve pas d’institution existante acceptant d’en assurer le secrétariat opérationnel.


Le secrétariat de l’alliance et la gestion de projets sont portés par l’association « Les amis de circée » en France : www.amisdecircee.fr

Pour nous contacter : contact@alliance-education-citoyennete-planetaire.org